Le Cipcre sollicité pour redorer le blason de la filière racines et tubercules
A la demande du Programme national de développement des racines et tubercules (PNDRT), votre organisation vient de participer, comme consultant, à la réalisation d’une étude sur l’état de la filière Racines et tubercules au Cameroun.
La finalité de ce travail de recherche est d’assurer un développement amélioré de la filière racines et tubercules au Cameroun, avec au bout du compte l’amélioration des conditions d’exploitation et de vie des paysannes qui font dans ce secteur. Il s’agit précisément du macabo, igname, patate douce, pommes de terre et manioc. L’étude portait sur quatre axes principaux : la commercialisation, l’organisation des producteurs, la transformation et la production (gestion de la post-récolte, pertes, comment faire pour les limiter, etc.).
Le rôle des consultants – il y en avait cinq - dont le Cipcre était de déterminer la situation de références des racines et tubercules, en rapport avec les quatre axes suscités. Le PNDRT, ordonnateur de l’étude, voulait faire avec des organisations de base qui ont un lien plus ou moins étroit avec des villages et localités concernées. Près de 4 000 villages ont ainsi été identifiés. Et des zones d’étude ont été réparties et confiées aux consultants par région.
Le Cipcre a travaillé dans environ 800 villages des provinces de l’Ouest, du Nord-ouest et dans la localité de Nkongle dans la province du Sud-ouest. L’étude s’est faite de août à septembre 2005 (deux mois). Une équipe de 5 personnes y était affectée et a produit un rapport de 125 pages illustrées par des tableaux et des cartes de la zone d’étude.
Les résultats ont été présentés au cours de plusieurs ateliers organisés à Bafoussam, puis à Kribi (le 17 novembre 2005). Ceux-ci devraient servir de base de données pour le développement de la filière racine et tubercules au Cameroun. L’étude édifiante du Cipcre nous a valu d’être retenus parmi les quatre structures chargées de faire la synthèse des travaux au niveau national.
Les premiers constats sont établis : les acteurs travaillant dans cette filière sont mal structurés, pourtant il existe une production réelle et potentielle ; la filière se heurte aux difficultés de transformation et de commercialisation, etc. La production est menacée par des pertes liées essentiellement aux pertes et maladies, à l’enclavement des zones de production et à la maîtrise insuffisante des techniques de transformation. L’étude attend d’être exploitée par le PNDRT, un projet qui est le fruit de la coopération avec le Fonds international de développement agricole (FIDA).

|