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Des plants pour lutter contre le changement climatique
 
Au cours des années 1970, la pollution de l’air a commencé à devenir un problème grave. La diminution avérée de la couche d’ozone ainsi que le débat naissant sur le changement climatique ont incité les Etats à entreprendre une réflexion de fond et à envisager une réponse commune à ces problèmes. Aujourd’hui, on note que les activités humaines causent de plus en plus de gros dommages à l’environnement et contribuent à l’émission dans l’atmosphère des gaz à effet de serre (GES)

Pour minimiser ces risques et conséquences du changement climatique au niveau local, le Cercle International pour la Promotion et la Création bénéficie d’une subvention du Kerkinactie Climate Fund ( KCF ) pour promouvoir les activités pratiques de séquestration de carbone et génératrices de revenus. C’est dans ce cadre que la gestion de la production des plants et du reboisement dans la province de l’Ouest apparaît comme une nécessité..

La production des plants emprunte deux voies. La multiplication générative est la voie de régénération des végétaux basée sur l’utilisation des graines. C’est la technique de reproduction la plus utilisée en sylviculture et en arboriculture. Les plants et les arbres qui en résultent sont assez génétiquement dissemblables en raison de l’origine bi-parentale des graines. Cette différence entre les plants d’arbres et les arbres permet de minimiser la susceptibilité des arbres au stade de futaie, due aux attaques parasitaires.

 
Des expérimentatrices réceptionnent leurs foyers améliorés

            La multiplication végétative utilise des propagules pouvant être des fragments de tiges ou des racines. Son avantage est de produire des  peuplements forestiers dont les sujets sont appelés ramets, généralement identiques à l’arbre mère appelé ortet. La vulnérabilité d’un tel peuplement forestier aux maladies et aux attaques parasitaires constitue son principal inconvénient. Ici on recourt aux différents modes de multiplications végétatives qui comprennent : bouturage, greffage, rejet de souche, drageons, marcottage.

            Dans l’objectif de planter 200 000 arbres dans la province de l’Ouest, le projet lutte contre le changement climatique et la pauvreté va créer des pépinières villageoises dans les villages de Bahouan, Bangang, Bati, Bamendjing, Bassossia et Bandjoun pour une multiplication générative des plants d’arbres. De même, dans un souci de domestication de nos meilleurs fruitiers locaux des propagateurs sont installés dans les villages Bandjoun, Bansoa et Bangang pour produire des plants d’arbres tels que : Prunus africana, Ricchinodendron heulolotii, Dacriodes edulis.

            A ce jour, nous avons installé des pépinières dans quatre départements sur les 8 que compte la province de l’Ouest :

La multiplication végétative est basée sur l'utilisation des propagules
 

*Les pépinières volantes de Bangang et de Bamendjing sont spécialisées dans la production des plants de Calliandra et ont respectivement une capacité de 60 000 et 40 000 plants.

            *La pépinière volante de Bati et la pépinière permanente de Bahouan sont spécialisées dans la production des plants d’arbres forestiers divers et mellifères. Leurs capacités respectives sont de 20 000 et 40 000 plants.

            *Les pépinières permanentes de Bassossia et de Bandjoun sont spécialisées dans la production d’arbres forestiers par multiplication génératrice et dans la domestication des espèces fruitières locales et ont une capacité de 40 000 et 100 000 plants, respectivement.

            Ces pépinières villageoises que nous avons installées dans les villages afin de créer de nouveaux puits de carbone à travers le reboisement, sont équipées ainsi qu’il suit :

  • Une piste d’accès carrossable en toute saison, nécessaire pour l’approvisionnement de la pépinière en matériels de production et pour l’évacuation des plants en véhicule ;
  • Un point d’eau permanent pour les besoins d’arrosage et de nettoyage du matériel de production ;
  • Un magasin de stockage chez le leader des paysans de la localité ;
  • Une aire de production des plants (cette aire est dévolue au germoir) ;
  • Une aire de stockage des plants repiqués en conteneurs ;
  • Un réservoir à mycorhize dans le cas de la production des plants de pin.

            Pour promouvoir les activités de séquestration du carbone et génératrices de revenus, nous avons installé des pépinières forestières et agroforestières dans plusieurs villages de la province de l’Ouest. Les principaux bénéficiaires sont les paysans et paysannes des différents villages ainsi que les établissements scolaires publics et privés qui nous ont adressé des demandes d’appui pour le reboisement de leurs espaces. De nombreuses différentes chefferies de la province ont contacté le CIPCRE pour un appui à l’enrichissement et à l’extension de leurs forêts sacrées.

            De plus en plus de paysannes et cultivatrices comprennent l’intérêt d’introduire les arbres améliorés dans les systèmes d’exploitation agricoles et participent efficacement aux activités de production des plants en pépinières et dans les unités de domestication.

            C’est ainsi que des groupements de paysans, la région synodale de Mifi-Koung-khi à travers ses stations de Lafé, Latsit, Djunkang et Tchouwang, les gics et les particuliers souhaitent avoir des appuis techniques et matériels pour la création de leurs pépinières.

 
Une aire de production des plants
 
   

 

 

 

 

 

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