|
nos
partenaires sur le terrain nos
formations et consultations nos
documents et publications
Selon
le Programme des Nations Unies pour le Développement
(PNUD), l'Afrique est le seul continent où
la pauvreté a augmenté en 20 ans.
Dans ce contexte, œuvrer pour que naisse l'espoir,
et que l'homme et la femme créés
à l'image et à la ressemblance
de Dieu accèdent à un mieux être
et à un certain épanouissement,
est un devoir que nous impose l'Evangile qui
libère de toute servitude.
Mais
dans l’optique chrétienne qui est celle
du CIPCRE, la lutte contre la pauvreté
ne pourra se faire que selon une approche globale
de développement durable qui n’oppose
pas l’homme à son environnement, mais
qui intègre toutes les dimensions d’une
démarche écologique.
C’est
dans ce sens que le CIPCRE accompagne aujourd’hui
9 unions d’organisations paysannes, 5 GIC de
composteurs et 4 GIC d’artisans dans le but
d’un accroissement de leur revenu mais aussi
dans l’optique d’une intégration harmonieuse
de l’écologie dans leur travail quotidien.
Pour ce faire, le CIPCRE a mis en place une
stratégie d'approche essentiellement
participative, qui met l'accent sur la sensibilisation,
l'information, l'appui aux projets initiés
et conduits par les partenaires eux-mêmes.
L’intégration
de l’agriculture et de l'élevage
| Dans
la province du Nord-Ouest au Cameroun où
la pression démographique engendre
une forte dégradation des sols ainsi
que des conflits souvent sanglants entre
agriculteurs et éleveurs pour la
maîtrise de l'espace, le CIPCRE vulgarise
une pratique agraire inventée par
les paysans de Babanki appelée «
Night Paddock Manuring Farming System »
(NPMFS). Il consiste en un parcage nocturne
des bœufs sur une parcelle de terre qui
sera ainsi enrichie par les fèces
et urines. Une fois que la parcelle a reçu
suffisamment de déchets, les animaux
sont enlevés et la parcelle retournée
et laissée pendant un mois pour que
le processus de décomposition ait
lieu. La parcelle est labourée et
les graines mises en terre. Une parcelle
ainsi fertilisée peut être
cultivée avec de bons rendements
sans autre apport pendant quatre à
cinq ans, après quoi le processus
peut être répété.
Le CIPCRE y ayant introduit les améliorations
ou innovations nécessaires, le NPMFS
est pratiqué aujourd’hui intensément
dans les villages de Babanki Tungo, de Kedjom
Ketinguh, Biame et au-delà. Il permet
non seulement de restaurer la fertilité
du sol à moindre coût et d'en
accroître la productivité,
mais aussi de résoudre les conflits
entre agriculteurs et éleveurs. |
|
Le reboisement pour améliorer
le sol
|
|
Pour
survivre à la pauvreté ambiante,
les paysans des hautes terres du Cameroun
(Provinces de l’Ouest et du Nord-Ouest)
ont développé des stratégies
qui, malheureusement, ont entraîné
une dégradation inquiétante
de l'environnement, avec comme corollaires
un déboisement accru, la disparition
du couvert végétal et la
destruction de la terre arable. C'est
pour résoudre ces problèmes
à la fois de déséquilibre
écologique, de baisse de la production
agricole, et finalement de conflits fonciers
souvent violents que le CIPCRE a décidé
d'appuyer des projets de reboisement communautaire
et individuel. Les résultats sont
perceptibles. Au niveau des activités
sur le terrain, deux pépinières
pilotes et cinq pépinières
villageoises ont été créées
par les populations et produisent une
moyenne de 30 000 plants par an ; trois
parcelles de reboisement communautaire
ont été créées
avec un rythme de reboisement de quatre
hectares par an. Les espèces plantées
sont diversifiées et sont constituées
essentiellement des espèces locales
et exotiques. Ces résultats encourageants
renforcent la restauration et la défense
des sols, améliorant ainsi la production
agricole et par conséquent les
conditions de vie des populations..
|

Les plantes médicinales pour
soigner l'homme et la nature
|
Dans
la plupart des pays africains, en ville
comme à la campagne, on note encore
un engouement, par nécessité
ou par pratique culturelle, pour la médecine
naturelle. Initialement mise en place
comme stratégie de regroupement
des paysannes et des paysans, la promotion
par le CIPCRE des plantes médicinales
vise aujourd'hui trois objectifs : promouvoir
la conservation de la biodiversité
à travers la culture des espèces
locales en voie de disparition, contribuer
à l'amélioration de l'état
sanitaire des partenaires à la
base, valoriser les savoirs endogènes
en médecine naturelle. Il est ainsi
devenu courant aujourd’hui de trouver
autour des maisons de nos partenaires
ruraux des espaces aménagés
réservés à la culture
des plantes médicinales. On en
compte déjà une centaine
dans les régions de l'Ouest et
du Nord-Ouest du Cameroun. Dans le but
d’appuyer la sensibilisation et d’accompagner
les formations, le CIPCRE a produit deux
brochures dont la demande est toujours
croissante : Connaissez-vous les
plantes médicinales ? et Comment
cultiver les plantes médicinales
|
|

Le compost contre l'exclusion
sociale
|
|
L'entassement
des ordures ménagères à
ciel ouvert dans les villes africaines
est devenu une menace permanente et une
source de mort pour l'homme et la nature.
Face à cela, le CIPCRE a mis en
place dans la ville de Bafoussam, au Cameroun,
un projet de compostage comme moyen efficace
et approprié pour l’élimination
des ordures et pour l'enrichissement du
sol. Dès ses débuts, ce
projet s’est vu assigner un autre objectif,
celui de lutter contre l'exclusion sociale
des jeunes. Ainsi, aujourd'hui, plusieurs
dizaines de jeunes, organisés autour
de cinq sites décentralisés
vivent du travail de ramassage, de tri
et de compostage des ordures ménagères.
Comme autre résultat, environ dix
tonnes d’ordures sur les quatre-vingts
produites à Bafoussam sont quotidiennement
collectées et transformées
en compost. Près de 50 000 sacs
de compost ont déjà été
vendus et utilisés dans les exploitations
agricoles au Cameroun. Les populations
prennent de plus en plus conscience de
la valeur et de l’importance des ordures
ménagères pour la fertilisation
des champs.
|

L’artisanat intégré dans la gestion
de l’environnement
|
Face
à la crise économique qui
touche depuis plusieurs années
le Bénin, beaucoup de jeunes désœuvrés
se sont réfugiés dans les
villes, s’insérant en particulier
dans le secteur de l’artisanat. Une frange
importante de ceux-ci se trouvent de fait
aujourd’hui à l’intersection de
l’artisanat et de l’écologie :
ce sont les artisans récupérateurs.
Le CIPCRE, en raison de sa spécificité,
s’est particulièrement intéressé
à ce groupe-cible dans le but de
renforcer et d’amplifier une attitude
écologique positive : la récupération
et le recyclage des déchets solides.
C’est le Projet de Promotion des Technologies
Artisanales Intégrées à
la Gestion de l'Environnement au Bénin,
en abrégé PROTAIGE-Bénin,
avec comme principaux bénéficiaires
les forgerons, les ferblantiers et les
fondeurs. C’est un projet à trois
volets : organisation des corps de métiers
; éducation environnementale et
civique et promotion de l'équité
homme/femme. Des effets du travail du
CIPCRE se manifestent entre autre dans
l’amélioration de l’hygiène
dans les ateliers, l’amélioration
de la production des bénéficiaires
des formations et dans la sensibilité
accrue face à l’usage de produits
dangereux ainsi que des sachets plastiques
non-biodégradables.
|
|

|