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Baromètre mondial
de la corruption 2007. Extraits.

Tableau 2. Pourcentage des personnes interrogées qui déclarent avoir dû verser un pot-de-vin pour avoir accès à un service de base.

La police est l'institution publique la plus affectée par la petite corruption Dans le Baromètre mondial de la corruption 2007, on a demandé aux sondés s'ils avaient été en contact avec un grand organisme public-système éducatif, médical, police, instances judiciaires, services d'obtention et de délivrance de permis, autorités fiscales, fournisseurs (services du téléphone, de l'électricité, de l'eau ou du gaz) et si, à cette occasion, on leur avait demandé de verser un pot-de-vin. Parmi ces onze services, les sondés relèvent que c'est dans les contacts avec la police que l'on trouve les problèmes les plus importants de corruption, et ce partout dans le monde. Un citoyen de la planète sur quatre s'est vu demander un potde- vin lors d'un contact avec la police et un citoyen sur six a déclaré l'avoir payé. Les personnes interrogées rapportent également que la corruption est un problème majeur dans les institutions judiciaires, les services d'obtention et de délivrance des permis, les systèmes d'éducation et les services médicaux ainsi que chez les fournisseurs d'électricité. Quand les institutions judiciaires se placent juste après la police dans le classement des secteurs les plus corrompus, cela jette un doute sérieux sur l'égalité des citoyens devant la justice. En effet, des instances telles que la police et la justice sont chargées de sanctionner les actes liés à la corruption. Si elles sont en effet gangrenées par la corruption, comme l'indique le Baromètre 2007, alors les mécanismes même de la lutte anti-corruption sont biaisés et la confiance publique est minée.