Amely James Koh Bela
La prostitution africaine en débat
Titre de l'ouvrage : La prostitution africaine en Occident (Vérités-Mensonges-Esclavages)
Sous-titre : Sexe, Drogue, et crimes, la face cachée de la prostitution des Africains en Europe
Auteure : Amély-James KOH BELA
2005, Editions CCINIA Communication, 153 p.
Dès l'entame de son livre La
prostitution africaine en
Occident qui tient en sept
chapitres, Amély James Koh Bela,
tient à rappeler que la prostitution est
l'un des plus grands fléaux qui sévissent
dans la société, un fait qui va à
l'encontre des droits les plus basiques
des êtres vivants, une forme d'esclavage
intolérable et inacceptable qui
réduit les êtres et surtout la femme à
sa plus simple expression, celle de
chose, de marchandise, d'objet, de
machine à fric, celle qui n'a rien dans
la tête, tout dans les fesses.
Dans le premier chapitre,
l'auteure énumère les causes de la
prostitution : l'instabilité et les violences
politiques qui poussent les
jeunes à partir de l'autre côté de
l'océan et à se retrouver, pour certains
dans les rues à tapiner, ou dans
des baignoires à boire du pipi ; les
images idylliques, via les câbles, les
satellites, et Internet dépeignant
l'Occident comme un eldorado ; la
cupidité des hommes qui conduit à la
prostitution. Certaines femmes sont
tombées dans la prostitution alors
que rien ne les prédestinait à cette
activité. " Ce sont de jeunes étudiantes
africaines que la loi Pasqua
a jetées dans la rue. Lâchées et
abandonnées par leurs ambassades
et rejetées par les préfectures, elles
se sont retrouvées en situation irrégulière…
Ainsi, avant même qu'elles
aient compris ce qui leur arrivait,
des jeunes filles bien sous tout rapport
se sont retrouvées en train de se
prostituer pour survivre ".
Le deuxième chapitre évoque
les différentes formes de prostitution.
A côté de la recherche désespérée de
maris blancs sur Internet la prostitution
dite familiale gagne du terrain :
"Il s'agit d'hommes et surtout de
femmes qui vont dans les familles au
pays chercher des épouses, des
nièces, cousines, copines et autres
membres de la famille plus ou moins
proches mais en grande majorité
féminine pour les amener en
Europe…Les familles, par ignorance,
bénissent dans un premier
temps ces aînés pour leur gentillesse.
Mais elles ignorent complètement
dans quel cercle infernal elles viennent
de jeter leurs filles ". Il y a aussi
des époux qui, tous les matins mettent
leurs épouses dans les camions
et vont les prostituer toute la journée.
Ce sont souvent des jeunes femmes
épousées par procuration dans leurs
pays d'origine. D'autres femmes partent
de chez elles sans un sou et
offrent leur corps en échange de
quelques produits de beauté, d'un
peu de nourriture ou tout simplement
pour de l'argent cash. Il y a même des
femmes africaines qui, bien qu'ayant
un travail dans leur pays, une vie
sociale remplie avec mari et enfants
délaissent leurs familles pour aller se
prostituer en Europe pendant la
période estivale et rentrent reprendre
le cours de leurs vie comme si de
rien n'était.
Le troisième chapitre
dénonce les réseaux de prostitution
et expose dans toutes ses facettes
l'ignominie que constitue ce fléau.
En Occident, les hommes aussi s'y
mettent avec de plus en plus d'ardeur.
Ces gigolos se vendent à des femmes
en manque de sensations fortes, et
ceci quel que soit leur âge.
Ce marché
est surtout occupé par des pères
de famille et de jeunes étudiants africains.
Amély James ne se contente
pas seulement de décrire la prostitution,
elle présente de jeunes femmes
droguées avec ou sans leur consentement
et transformées en robots qui
travaillent des heures sans jamais se
plaindre par peur de représailles. En
plus des pratiques horribles comme
la sodomie, la pornographie et la fellation
qui sont très prisées, d'autres
plus sadiques encore viennent s'y
ajouter en l'occurrence l'ondinisme,
la coprophagie et la scatologie. La
première consiste à souiller la partenaire
avec le liquide séminal et avec
l'urine. Dans la deuxième, il s'agit de
sodomiser une fille qui a le bol fécal
descendu. La scatologie ? Ce sont
des clients qui bouffent les excréments
des filles et vice versa. Ce
n'est pas tout. Le comble, c'est que
les animaux entrent dans la danse.
Des femmes prises dans tous sens
par des animaux de toutes sortes :
des serpents, des poneys, des chevaux,
des chiens, des anguilles
vivantes. Elles vont même jusqu'à
leur faire des caresses buccales
comme avec les mecs. Des hommes
noirs copulent avec des chèvres, des
vaches, des juments, des chiennes ou
sont sodomisés par des animaux
mâles. Il y en a aussi qui sucent le
sang des menstrues des filles ou
vont même jusqu'à faire des incisions
pour savourer leur
sang. |
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Dans le quatrième chapitre,
Amely présente les conséquences de
la prostitution sur les victimes :
dégradation de leur santé, traumatismes,
perte de l'estime de soi,
hausse du trafic de la drogue, discriminations,
injustices et plus grave,
dévalorisation de l'image de
l'Afrique. L'Afrique se vide de son
trésor : ses enfants. Le départ de ce
capital inestimable est une condamnation
à mort de cette partie du
monde. La fuite de ces cerveaux au
bénéfice des autres alors que
l'Afrique en a plus que besoin, la
fragilise davantage et la plonge
de façon éternelle dans cette
dépendance. C'est une plaie qui,
loin de guérir, s'infecte et
devient de la gangrène qui
conduira inéluctablement vers
une amputation".
Le chapitre cinq présente
les responsabilités de
cet état de fait. Pour Amély,
elles sont partagées. A force
de privilégier le paraître à
l'être, les parents ont perdu
toute honorabilité et toute
responsabilité. Les gouvernements
africains sont
aussi responsables de ce
chaos qui s'abat sur la
population de par leur
mauvaise gestion des
ressources nationales et
les détournements de
fonds qui atteignent
des records olympiques.
Le sixième chapitre s'intitule
tout simplement " oeillères ". Amély
y dénonce le grand silence des autorités
des pays d'origine de ces prostituées.
Un mutisme coupable, une
complicité certaine entretenue par les
euros engrangés par les trafiquants
qui paient fortement "le prix de leur
silence". Pas besoin d'être ingénieur
pour comprendre que le problème ne
vient pas des prostituées mais des
proxénètes qui alimentent ces
réseaux. Ce sont eux la
gangrène qu'il faut
combattre et
qui pourrit le
système. En
attaquant
ces réseaux,
le mal est combattu à l'origine et
c'est la tête de différents trafics qui va
tomber. Le plus gros problème qui
est la source de tous ces mots, le véritable
virus qu'il faut combattre de
toutes nos forces et que tout le monde
semble ou s'efforce d'ignorer est le
client. C'est le grand oublié de tout ce
déballage médiatique sur la prostitution.
C'est à croire que derrière lui se
cachent des personnalités qui ont
intérêt à ce qu'on ne sache pas certaines
choses.
Le septième et le dernier chapitre
intitulé " l'odyssée de la bêtise
humaine
", montre
comm
e n t
l ' ê t r e
h u m a i n
s ' e s t
rabaissé au
point de
devenir plus
qu'une bête
s a u v a g e
jusqu'à sacrifier
sur l'autel
de l'argent et
de la mode ce
qu'il a de plus
précieux : son
corps.
Ce qui fait la particularité de
La prostitution africaine en Occident,
ce sont les enquêtes de terrain.
Pendant douze années, Amély a
sillonné l'Europe pour plonger corps
et âme dans l'univers de la prostitution
africaine en Occident. Le résultat
: un livre de référence révélateur
et bouleversant
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