Ils sont nombreux et … renversants les faits et les chiffres relatifs du fléau de la prostitution. Découverte
Avec 7% des prostituées africaines
en Europe en 2000 et
45% en 2005, le Cameroun bat
désormais le record en matière de prostitution
en Europe, selon les chiffres
fournis par l'Office central de la répression
du trafic des être humains (Ocrteh)
en France.
Toujours selon la même source, sur
la totalité des prostituées africaines
exerçant en Europe d'aujourd'hui, le
Cameroun et le Nigeria totalisent à eux
seuls, 75% des prostituées. Soit 25%
pour le Nigéria et 50% pour le
Cameroun. Par ailleurs, sur 150 000
filles qui entrent en Occident chaque
année pour la prostitution, plus de la
moitié sont des Camerounaises.
De plus en plus, les prostituées africaines
sont souvent agressées, ou
assassinées, par les filles de l'Est, qui
les accusent de casser les prix. Ce qui
n'est pas faux. Le prix standard d'une
passe est de 20 euros. A Château-
Rouge, les Ghanéennes offriraient leurs
services pour 8 euros
Selon l'OCRTEH, en 2001, le commerce
du sexe rapportait, en France,
aux proxénètes 80% des revenus générés
par chacune de leurs prostituées,
soit 1,6 milliard d'euros et en 2002 ce
chiffre a doublé et a atteint 3,5 milliards.
Cependant, les proxénètes ne
sont pas les seuls à profiter de cette
manne financière, surtout dans le cas
des Africaines.
Le mot client utilisé pour désigner le
troisième pôle de la prostitution, nous
introduit dans une relation marchande,
personnelle et collective et nous propulse
dans un autre champ d'exploration
du phénomène prostitutionnel
: celui d'une
organisation commerciale, d'une entreprise
financière.
Le client prétend vivre sa démarche
comme le moyen de satisfaire des
besoins, des fantasmes. Parfois comme
une curiosité : " il vient voir les putes ".
Voir sans regarder, sans s'engager.
Il achète. Il paie. La somme versée le
dédouane de toute responsabilité. La
relation établie avec la personne prostituée
s'inscrit dans la logique de l'offre
et de la demande. De la vente et de
l'achat. D'une transaction financière et
commerciale.
L'image devenue désuète du souteneur,
du protecteur, traduisant la relation
pseudo sécurisante et paternelle
établie avec la personne prostituée, fait
place à celle de proxénète, étymologiquement
: le courtier. Elle introduit
dans le monde des entreprises.
Dans l'industrie du sexe, c'est un
véritable prospecteur placier chargé de
la recherche de la marchandise, proposée
au choix des clients : à l'étalage, en
vitrine, dans les grandes surfaces baptisées
" Eros-centers ". Le proxénète
veille à l'exécution du travail, organise
l'import-export, les trafics de chair
humaine qui s'intensifient entre les
pays.
Et le client ? Autrefois, le mépris à
l'égard du client se traduisant par ses
petits noms : c'est le cave, le micheton.
Le mot " client " est d'une neutralité
toute inoffensive. Ceux et celles qui
refusent de le laisser s'en tirer à si bon
compte l'appellent le prostitueur, le
prostituant ; ou le viandart
Le proxénète n'échappe pas à ces
effets de langage dévalorisant. Il est un
maquereau. Comme le poisson de
second choix qui suit les bandes de
morures : les personnes prostituées.
L'ambiguïté et la complexité des
relations prostitutionnelles où se jouent
et s'entremêlent les rôles du couple et
de la famille se situent dans des lieux
dénommés maisons.
Maisons closes ouvertes ou fermées.
Acceptées, réglementées ou prohibées.
Maison de tolérances, à l'usage…des
hommes. Ils peuvent y franchir des
interdits, transgresser la loi. Au
moment de l'histoire où la femme est
quasiment privée de sexualité, de désir,
de " besoins ", où son corps est limité à
une fonction de reproduction, destiné
au service de l'homme : la mère ou
putain. Maisons de passe où la rencontre
homme/femme est codifiée, limitée
dans le temps. Quelques minutes. Au
plus, un quart d'heure. La passe…la
négation du temps nécessaire pour
esquisser un dialogue, d'humain à
humain. Et où l'argent casse le lien
interpersonnel et gratuit que comporte
la sexualité. Maisons d'abattage longtemps
présente dans le quartier de
Barbès, à Paris. Abattre…tel est le sens
donné à un lieu où se vit un acte sexuel.
Comme on abat du travail, des arbres,
des bêtes, parfois des êtres humains
dans une démarche de violence. Par
l'argent et le sexe, la prostitution est le
lieu des règlements de compte entre
l'homme et la femme. Personnes prostituées,
clients, proxénètes, sont personnellement
et réciproquement, dans une
démarche de destruction.
Il existe dans la langue française
environ 1 300 mots pour désigner le
coït, 550 mots pour nommer le pénis et
autant pour le sexe féminin.
Une étude sur la " Prostitution des
petites filles de moins de 18 ans à
Cotonou (Bénin) " a constaté que 8 %
de l'ensemble des femmes qui vendent
leurs services sexuels au Bénin a moins
de 20 ans et cette activité chez les
mineures de moins de 18 ans se développe
de plus en plus. Ces filles proviennent
majoritairement des pays
limitrophes et surtout du Nigéria, mais
un réseau parallèle de filles béninoises
s'installe. Ces dernières proviennent
des différents départements du Bénin.
Elles exercent la plupart du temps dans
la clandestinité et sous le contrôle
d'adultes profiteurs. On note également
plusieurs catégories de jeunes filles
mineures qui sont prétendues serveuses
de bar, apprenties, élèves et travailleuses
de sexe (TS) affichées qui ont
entre 15 et 17 ans et qui s'adonnent à
cette pratique.
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Deux mille (2 000) prostituées ont
d'ores et déjà bénéficié du programme
de reconversion de la Croix Rouge
Camerounaise. Le budget annuel de ce
programme s'élève à 90 670 Euros pour
Douala et 69 330 Euros pour la ville de
Yaoundé (source le Messager du
28/9/2008).
On estime
qu'en France, une
prostituée rapport
entre 460 et 762
euros par jour à
son proxénète et
qu'un réseau
contrôlant une
douzaine de
femmes peut
faire jusqu'à 9
100 euros par
jour.
Selon Interpol,
une prostituée
rapporte approximativement
110 000 euros de bénéfices
par an.
Parquées dans les bouges abjects, les
filles de joie en Europe travaillent à la
chaine, alignent parfois jusqu'à 80
passes par jours. Ce sont des bêtes à
plaisir.
Dans les " dilatations extrêmes ", qui
relèvent du " fist-fucking ", il s'agit
d'introduire dans les orifices femelles,
tout cylindre très gros : des magnums
de champagne, des mains (allant
jusqu'à trois au même moment), sont
parfois enfoncés dans les organes génitaux.
Les légumes aux formes phalliques
comme les bananes, concombres,
courgettes et autres aubergines de
très grande taille font aussi l'affaire.
Des femmes enceintes de sept ou huit
mois aussi sont devenus un objet de
désir du spectateur.
La scatologie fait partie de la nouvelle
forme de perversion remarquée
dans la pornographie. Elle consiste à
barbouiller le corps des filles de déjections
humaines ou animale